La Banque centrale européenne (BCE) a emboîté le pas à la Banque nationale suisse (BNS) en procédant ce jeudi à une baisse des taux tant attendue. S’agissant de la première baisse depuis cinq ans, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a indiqué que cela pourrait marquer le début d’une série de baisses de taux dans toute la zone euro. Cette mesure devrait redynamiser le marché immobilier alpin, qui a connu une période de stagnation en raison d’un faible enneigement et de taux d’intérêt élevés. Giles Gale, directeur général d’Alpine Property Finders, note que de nombreux investisseurs se sont montrés hésitants, mais que cette baisse des taux pourrait raviver leur intérêt, en particulier dans les stations de basse altitude où les revenus locatifs sont essentiels. À mesure que les taux hypothécaires baissent, l’attrait des investissements dans les biens immobiliers dans les Alpes destinés à la location en France et en Autriche devrait s’améliorer considérablement, ce qui pourrait faire basculer la dynamique du marché en faveur des acheteurs.
La BCE a emboîté le pas à la Banque nationale suisse (BNS) et a procédé jeudi à une baisse des taux dont le marché avait grand besoin.
À l’occasion de cette première baisse depuis cinq ans, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a déclaré qu’il y avait une « forte probabilité » que cette mesure marque le début d’une série de baisses de taux dans la zone euro.
Après un hiver morose marqué par un faible enneigement dans les Alpes, cette baisse devrait donner un coup de pouce bien nécessaire au marché immobilier alpin. « Bon nombre de nos investisseurs immobiliers sont restés sur la touche cet hiver, car le faible enneigement et les taux élevés les incitaient à attendre », explique Giles Gale, directeur général d’Alpine Property Finders.
« Alors que les stations françaises de haute altitude classées AAA, telles que Val d’Isère, Méribel et Courchevel, ont continué d’afficher de bons résultats, les stations situées à plus basse altitude, où les investisseurs sont davantage tributaires des revenus locatifs, ont connu une activité bien plus modérée », poursuit M. Gale.
En Autriche, la réglementation locale impose une obligation de location pour la plupart des biens immobiliers, ce qui fait que les acheteurs accordent une importance bien plus grande aux revenus locatifs. Les taux d’intérêt devant désormais poursuivre leur tendance à la baisse, l’attrait d’investissement de ces biens immobiliers dans les Alpes destinés à la location devrait s’améliorer considérablement.
La baisse des taux de la BCE est intervenue peu après que la BNS eut abaissé son taux directeur à 1,5 %. Cependant, la baisse de la BCE devrait avoir un impact bien plus significatif sur les Alpes, explique M. Gale :
« Les taux de prêt immobilier étaient restés relativement bas en Suisse et la plupart des acheteurs dans ce pays recherchent des résidences secondaires privées et n’ont pas l’intention de mettre leurs biens immobiliers en location. À l’inverse, les acheteurs qui investissent entre 500 000 et 1 million d’euros sur le segment intermédiaire du marché immobilier des Alpes françaises et autrichiennes ont tendance à se concentrer davantage sur les revenus locatifs et à recourir davantage au prêt immobilier. La baisse des taux sera bien plus importante pour eux et pourrait bien faire pencher la balance en faveur de l’achat de ce pied-à-terre tant rêvé dans les Alpes. »